Atelier de Formation sur les Normes r les Normes Environnementales et Sociales
- 03 au 05 Septembre 2025
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Dans le cadre du Projet visant à renforcer les capacités des partenaires nationaux engagés dans la mise en œuvre du Projet Action, Changement et Transformation pour l’Inclusion Financière (ACTIF), un atelier axé sur « la Responsabilité sociale et environnementale s'est tenu à Kinshasa, République Démocratique du Congo, du 03 au 05 septembre 2025, organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement. Cet atelier a rassemblé des acteurs de la microfinance, des associations professionnelles, ainsi que des entreprises de technologie financière.
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L'objectif principal de ces assises était de sensibiliser les institutions de la microfinance aux enjeux sociaux et environnementaux et de les impliquer dans la mise en place de pratiques responsables au sein de l’entreprise. Les IMF et COOPEC ont également été invitées à intégrer de manière volontaire les enjeux sociaux et environnementaux dans leurs processus de planification, leurs outils de gestion ainsi que leurs indicateurs de performance, afin de participer activement au développement durable, au-delà des seules considérations économiques et financières. Il s’agit de créer une culture d’entreprise responsable, d’aligner les activités sur des valeurs durables et de renforcer la cohésion d’équipe en favorisant une meilleure compréhension de l’impact de l’entreprise et de chacun.
Les objectifs spécifiques incluent:
Sensibilisation et compréhension: faire prendre conscience des impacts sociaux et environnementaux de l’entreprise, ainsi que des défis liés au développement durable et au changement climatique. Collaboration et implication: Favoriser la collaboration été la réflexion collective entre participants pour trouver des solutions et des plans d’actions durables. Développement de compétences: Améliorer les compétences des collaborateurs en matière de communication, résolution de problèmes et d’intégration des pratiques durables dans leurs activités quotidiennes. Culture d’entreprise: contribuer à créer une culture d’entreprise axée sur la responsabilité sociale et environnementale, ce qui renforce le sentiment d’appartenance et la motivation des employés. Actions concrètes: développer des plans d’actions concrets et des solutions applicables au sein de l’entreprise pour réduire son impact et promouvoir la durabilité. Amélioration de l’image et de la performance: améliorer l’image de l’entreprise, son attractivité et, potentiellement, sa performance grâce à des initiatives responsables.Le présent rapport présente un résumé des activités principales ainsi que les conclusions et recommandations issues de l’atelier destiné aux COOPEC, IMF et autres organisations participantes.
Ouvrant ses assises, Mme Nelly Kankolongo a, au nom du Représentant Résident du PNUD, fait savoir lors de sa prise de parole que cet atelier est organisé dans le cadre du projet ACTIF II d’incarner une ambition collective partagée : celle de bâtir une République démocratique du Congo résiliente, inclusive et écologiquement responsable, où l’inclusion financière cesse d’être une simple condition d’accès au crédit pour devenir un levier stratégique de transformation sociale, économique et environnementale. " L’inclusion financière se juge aussi à sa capacité à intégrer les externalités sociales et environnementales, à prévenir les risques de précarisation, à favoriser l’inclusion des femmes et des jeunes, et à investir dans la durabilité de ses interventions, l’éthique, la transparence, le respect de l’environnement et des droits humains ne sont plus des valeurs périphériques", a-t-elle dit.
Après la cérémonie officielle d’ouverture, les travaux de l’atelier ont débuté par l’exposé introductif de Mr A.L. Kitenge, sur le responsabilité sociale\Sociétale et environnementale des entreprises. Le Professeur a mis en exergue les relations étroites qui existent entre la RSE et l’objet même de la microfinance qu’est de sortir ses membres/clients de la pauvreté. « Devenez des institutions des microfinances qui collectent dans la communauté et qui renvoie dans la communauté » a-t-il martelé.
Il a expliqué comment la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) concerne quatre enjeux majeurs : sociaux, environnementaux, organisationnels et économiques, qui revêtent une importance capitale pour la microfinance qui en assure la mise en œuvre.
Pour commencer, la stratégie RSE a pour objectif de mettre en place des mesures permettant d’améliorer la qualité de vie au travail, de favoriser l’égalité et de prôner la diversité et l’inclusion au sein de l’entreprise. Ces mesures touchent notamment aux thématiques suivantes :
La situation climatique actuelle oblige les sociétés de microfinance à mener des actions en matière environnementale. Les enjeux environnementaux n’ont jamais été aussi importants. Le déploiement de ce type de politique oblige à prendre conscience de l’écosystème et des conséquences des activités sur l’environnement a dit le formateur.
Ainsi, les entreprises font notamment attention aux émissions de gaz à effet de serre, à la limitation de l’empreinte carbone, eu encore au recyclage.
Désormais, les COOPEC et IMF ont une responsabilité directe sur la pollution, respect des lois du pays, la corruption. Elles ont aussi une responsabilité indirecte sur les actions posées par leurs clients avec le financement reçu. D’où l’importance de sensibiliser les clients aux valeurs de leurs institutions et de faire une étude d’impact environnementale lors de l’étude d’un dossier à financer. Il faut en outre intégrer les normes RSE dans le contrat de crédit que le client signe à respecter scrupuleusement.
La stratégie RSE d’une entreprise a également des enjeux organisationnels en lien avec sa gouvernance. Il s’agit d’un pilier de la politique.
En effet, la gouvernance doit permettre à l’entreprise de concrétiser sa stratégie globale. Par exemple, cela peut passer par la création d’un comité RSE.
Les organes compétents pourront ensuite évaluer la performance et la réalisation des objectifs grâce à des indicateurs tels que l’évolution de l’empreinte carbone ou du nombre de salariés en situation de handicap. Donc, la stratégie RSE concerne toute personne, physique ou morale, ayant un intérêt (clients, fournisseurs, administrations publiques, etc…). L’objectif étant de tous les intégrer au processus.
Sur le plan économique, les mesures de communication RSE participent à l’anticipation des risques. Elles permettent également d’être plus efficace et d’optimiser les coûts, ce qui amène au développement de l’entreprise.
Il a indiqué qu’aujourd’hui, plus que jamais, la RSE est un élément à prendre en compte lors de la création d’une société, quelle que soit sa forme juridique, sa taille et son activité.
Les COOPEC et IMF qui sont des finances de proximité ont été invités à intégrer volontairement les préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités pour être responsable.
La mise en œuvre d’une stratégie RSE requiert un travail collectif entre les différents intervenants. Par exemple, certaines sociétés organisent des ateliers RSE ou un team building. En cela, chaque collaborateur peut être force de proposition.
A l’échelle internationale, la norme ISO 26000 cite les 7 questions centrales que doivent aborder les entreprises dans le cadre d’une démarche RSE :
Les discussions fructueuses qui ont eu lieu entre les participants ont donné lieu à une analyse critique de l'état de la responsabilité sociale des entreprises au sein des COOPEC et IMF, en utilisant des exemples concrets d'initiatives RSE réussies présentées. Parmi celles-ci se trouve l'exemple d'une Coopec qui a créé des produits destinés à lancer les jeunes et qui a décidé dans son plan d'action triennal de consacrer 5% de son revenu au financement des projets des jeunes entrepreneurs. Dans son plan d'action 2025, l'autre microfinance qui opère dans l'Est de la RDC, qui est touchée par la guerre, a choisi de construire une école pour les orphelins avec 10% de son bénéfice annuel.
Comme Leçon appris de ces bonnes pratiques, une microfinance doit avoir un plan social au profit de la communauté.
L’atelier a été interpellatrice pour certains et a permis à chacun de se remettre en question et prendre des décisions pour pouvoir bien conduire les actions un peu plus structurantes en allant vers des actions à impact durables qui transforme leurs milieux d’intervention. Pour y arriver, il y a besoin aux institutions de la microfinance de mutualiser leurs efforts en Banque de la Microfinance pour rencontrer les préoccupations sociales de leurs régions et par surcroit du pays tout entier. Les technologies jouant un rôle important pour réaliser des projets de microfinance, il est important d’envisager la mutualisation des moyens pour acquérir des solutions des pointes qui sert chacun dans ses activités.
Les sessions qui ont été organisées ont également permis d'atteindre les résultats suivants :
1. Une compréhension approfondie de la RSE direct ou indirect des COOPEC et IMF ainsi que de l'importance de leur intégration dans le processus d'élaboration et de mise en œuvre des projets (du financement des crédits à l’affectation des résultats);
2. Comment mettre en œuvre la RSE en utilisant des référentiels comme la norme internationale ISO 26000 pour guider et valoriser la démarche. À l'issue de la formation, au nom du PNUD, la mission a exprimé sa gratitude à l'égard des participants pour leur engagement actif et a souhaité plein succès dans l'application des compétences acquises. Le mot de clôture a été prononcé par M. Albert Bongo, Coordinateur et Chef du Projet ACTIF, marquant la fin des travaux.
La formation s’est déroulée dans des bonnes conditions logistiques assurées par le PNUD. Nos organisations ont été invité à :